C'est l'année de la revanche pour Peugeot. Après l'abandon de ses deux voitures lors de l'édition précédente,l'équipage Peugeot Sport a multiplié les séances d'essai d'endurance. En effet, entre décembre 1991 et mai 1992, six séances ont été effectuées. Il s'agit d'adapter une voiture « sprint », proche d'une F1 aux contraintes du Mans : 18 000 changements de vitesse, 4400 virages, freinages et accélérations, 14,5 millions de rotations des pistons, 4 passages où l'on atteint les 350 Km/h et des freinages très appuyés. Trois 905 sont donc engagées avec un objectif : gagner. En qualification, Peugeot réédite son exploit de l'année précédente en plaçant 2 voitures en tête. La concurrence s'annonce rude : Toyota a engagé 5 voitures, Mazda 2 tout comme Porsche. La course débute donc bien pour Peugeot qui ne tarde pas néanmoins à perdre la 905 N°31 lors d'un accrochage avec une Toyota. En tête de course, la bataille est rude entre Peugeot et Mazda. Mais malgré quelques petits problèmes techniques et des conditions climatiques dantesques, les 905 N°1 et N°2 terminent première et troisième. Une véritable récompense qui vient couronner le travail acharné d'une équipe sur-motivée. |