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GRAND MOMENT DE L'HISTOIRE

La 205 turbo 16 au Paris-Dakar (1987)

Les 500 miles d'Indianapolis (1913)


  Jean-Louis Loubet* : « Septembre 1911. Peugeot décide de revenir à la compétition. La marque au lion se prépare pour le Grand Prix de l’ACF (Automobile Club de France) prévu l’année suivante à Dieppe. » Un vent de discorde souffle alors entre les pilotes et les ingénieurs sur la conception d’une nouvelle voiture. Les premiers exigent des engins surpuissants puisque la législation autorisent des moteurs de 15 litres de cylindrée ! Les seconds souhaitent peaufiner la voiturette de « monsieur tout-le-monde » en version course. Mais ces derniers changeront de stratégie et persuaderont Pierre Peugeot (frère aîné de Robert) de demander l’aide d’Ettore Bugatti pour réaliser de vrais voitures de compétition. Le duel entre « Sorciers » et « Charlatans » ne faisait que commencer…
Les 3 mousquetaires de l'automobile

Fin 1911, Robert Peugeot décide de mobiliser son bureau d’étude, ses ingénieurs et ses pilotes pour préparer la meilleure des voitures.  De peur que ses pilotes ne passent à la concurrence, il propose à Georges Boillot, Jules Goux et Paolo Zuccarelli, tous trois âgés de 27 ans, des contrats de 3 ans.

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Ces contrats sont également accompagnés de prime en fonction des résultats (30000 francs pour une victoire en Grand Prix, 10000 francs pour une deuxième place et 5000 pour la troisième marche du podium). Installés à Suresnes et surnommés les « Charlatans », ces 3  pilotes d’exception vont alors se pencher sur la voiture de 1912 et se frotter à distance aux « Sorciers », les ingénieurs de Beaulieu, siège des Automobiles Peugeot.

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L'âge d'or de Peugeot en compétititon


Cette voiture, la L76, sera exceptionnelle grâce notamment à l’architecture de son moteur. Avec des arbres à cames placés dans la tête du moteur, des soupapes inclinées commandées sans culbuteur pour une meilleure circulation des gaz, un bloc moteur constitué d’une seule pièce et autre pistons fondus dans des alliages légers, les ingénieurs de l’époque l’affirmaient déjà : « Il y aura l’avant et l’après L76 ». En 1913, pour prouver la vélocité de son bolide, Peugeot décide de se rendre dans le nouveau-monde pour courir les 500 miles d’Indianapolis. Peugeot remportera cette épreuve à 3 reprises : en 1913, 1916 et 1919.

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Victoire de Jules Goux

 

* Jean-Louis Loubet est professeur d’histoire contemporaine à l’Université d’Evry-Val d’Essonne et directeur du département et du laboratoire d’Histoire. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’histoire de l’automobile dont le dernier en date « La Maison Peugeot » (Librairie Académique Perrin, 2009).

Tous les commentaires

KIKI24
KIKI24 (Membre depuis 1009 jours)
Posté le 18/05/2010 à 22:03
Bonne idées toutes ces vidéo pleines de souvenir pour les plus anciens(et j'en fait partie) et ainsi nous mettre en bouche pour ces fabuleux jours de juin à venir
Vavon205
Vavon205 (Membre depuis 641 jours)
Posté le 18/05/2010 à 19:53
Super article, mais j'ai l'impression que vous avez oublié de mentioner l'élément le plus important du moteur de la L76: c'était le premier moteur au monde avec 16 soupapes et un double arbre à cames en tête!
AL68
AL68 (Membre depuis 839 jours)
Posté le 18/05/2010 à 19:19
Super article, il faut continuer cette démarche d'évocation du passé, car comme le dit l'adage: quand on sait d'où on vient on sait où on va.