
| Les 3 mousquetaires de l'automobile Fin 1911, Robert Peugeot décide de mobiliser son bureau d’étude, ses ingénieurs et ses pilotes pour préparer la meilleure des voitures. De peur que ses pilotes ne passent à la concurrence, il propose à Georges Boillot, Jules Goux et Paolo Zuccarelli, tous trois âgés de 27 ans, des contrats de 3 ans. |
| Ces contrats sont également accompagnés de prime en fonction des résultats (30000 francs pour une victoire en Grand Prix, 10000 francs pour une deuxième place et 5000 pour la troisième marche du podium). Installés à Suresnes et surnommés les « Charlatans », ces 3 pilotes d’exception vont alors se pencher sur la voiture de 1912 et se frotter à distance aux « Sorciers », les ingénieurs de Beaulieu, siège des Automobiles Peugeot. |
L'âge d'or de Peugeot en compétititon
Cette voiture, la L76, sera exceptionnelle grâce notamment à l’architecture de son moteur. Avec des arbres à cames placés dans la tête du moteur, des soupapes inclinées commandées sans culbuteur pour une meilleure circulation des gaz, un bloc moteur constitué d’une seule pièce et autre pistons fondus dans des alliages légers, les ingénieurs de l’époque l’affirmaient déjà : « Il y aura l’avant et l’après L76 ». En 1913, pour prouver la vélocité de son bolide, Peugeot décide de se rendre dans le nouveau-monde pour courir les 500 miles d’Indianapolis. Peugeot remportera cette épreuve à 3 reprises : en 1913, 1916 et 1919. |
| * Jean-Louis Loubet est professeur d’histoire contemporaine à l’Université d’Evry-Val d’Essonne et directeur du département et du laboratoire d’Histoire. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’histoire de l’automobile dont le dernier en date « La Maison Peugeot » (Librairie Académique Perrin, 2009). |
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