La PEUGEOT 2008 DKR dévore les kilomètres23/09/2014 - 10:20

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Road to Dakar 2015 01-18 janvier 2015
Le compte à rebours s’accélère en vue du prochain Dakar. L’équipe Peugeot-Total mène le développement de la bestiale PEUGEOT 2008 DKR sur un rythme effréné avec ses trois pilotes stars, dont Cyril Despres qui découvre de nouvelles sensations sur quatre roues. Dès 7h du matin, le Team Peugeot-Total est en action. Tel un commando en mission, les mécanos investissent la base d’essais de Château Lastours sur laquelle la PEUGEOT 2008 DKR va procéder à une nouvelle étape de son développement. L’impatience le dispute à l’excitation. Chaque minute compte. Pour la première fois, les trois équipages de la dream team vont se succéder au volant. Après des essais de déverminage menés à Freneuse, Montlhéry et au Creusot, la bête peut s’ébrouer sur des pistes rocailleuses qui offrent un avant-goût d’aventure et d’Amérique du Sud. Maintenant que l’expérimenté Carlos Sainz a identifié les inévitables premiers soucis de jeunesse, ses deux nouveaux équipiers viennent à leur tour prêter main forte. Au programme : la validation d’évolutions apportées au châssis et au système de refroidissement. Stéphane Peterhansel prend place dans l’habitacle haut perché de sa nouvelle monture. Le champion français se dirige sans tarder vers cette piste qui constitue un véritable calvaire, même pour un véhicule aspirant à une vie d’aventurier. A mesure que les kilomètres défilent, Stéphane ressent un véritable choc culturel : « ça change sacrément la vie de passer à une deux roues motrices ! », lâche-t-il, enjoué. Les runs suivants ne font que confirmer ce premier constat : « Je n’avais jamais conduit une voiture avec autant de débattement de suspension. La vraie première surprise réside dans la façon dont la PEUGEOT 2008 DKR absorbe les trous et les compressions. Moi qui ai eu l’habitude de me faire secouer comme un prunier, je découvre un comportement tout en efficacité et en onctuosité. Là où tu redoutes de prendre un impact, la suspension et les roues de gros diamètre absorbent. C’est une bonne sensation qui permet de passer sur des trous à 120 ou 130 km/h au lieu de 80. Je vais devoir adapter mon style de pilotage… » D’autant que la bête a du tempérament ! « La deux roues motrices est un peu plus joueuse et nécessite un pilotage plus fin. C’est un peu moins facile à contrôler. Il faut vraiment toujours être à la limite de la dérive. Pour le reste, le moteur a un bon caractère, la boîte de vitesses passe bien… Nous sommes encore loin des réglages optimums, mais les premières sensations sont très bonnes : il y a beaucoup de potentiel. Que dire alors de ce qui attend Cyril Despres ? L’ancien motard, cinq fois vainqueur en deux roues, commence une nouvelle vie sur quatre roues. A quelques minutes de ce saut dans l’inconnu, il oscille entre l’impatience et une petite pointe d’anxiété qu’il cherche à dissimuler. Après un run à la droite de Stéphane Peterhansel en guise de repérage, arrive le moment de prendre les commandes pour la première fois : les yeux émerveillés et tout sourire, il est comme un enfant devant une montagne de cadeaux. Sous les regards de l’équipe, consciente d’assister à un moment historique, il démarre et s’élance – déterminé - pour ce galop d’essais initiatique. Après quelques dizaines de kilomètres, retour à la base : des larmes d’émotion se mêlent aux gouttes de transpiration.  « C’est fou !, lâche-t-il, ébahi par l’expérience. Dans tous les domaines, c’est bien mieux que ce que j’imaginais ! Et encore, je suis loin d’être à fond… ». Il confesse toutefois une petite erreur aux ingénieurs : « A un moment, je me suis déconcentré. J’ai raté mon rétrogradage et j’ai dû faire un petit surrégime… » Gilles Picard, deux fois vainqueur du Dakar à côté de Luc Alphand et ancien motard lui-même, semble néanmoins très satisfait des débuts de son nouveau complice : « Il me bluffe, le jeune. Il a un pilotage vraiment propre ! ». Non loin de là, Carlos Sainz est déjà en train de s’installer dans l’habitacle exigu de la PEUGEOT 2008 DKR. Il a assisté aux débuts de Cyril avec l’attention bienveillante d’un grand frère : « Je suis certain qu’il va faire du bon travail et je suis d’ailleurs prêt à l’aider. Stéphane et d’autres ont montré que les motards avaient les qualités pour briller aussi en voiture et je sais qu’il est un redoutable compétiteur ». Le programme concocté par les ingénieurs tout au long de l’été n’a pas vraiment permis aux trois équipages d’envisager de longues vacances estivales : les séances d’essais s’enchaînent à un rythme soutenu et continueront jusqu’à l’expédition vers l’Amérique du Sud.

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